De nombreux kilomètres parcourus sur la magnifique piste en gazon de Potchefstroom en cinq semaines.

Arrivés à Potchefstroom (Afrique du Sud) depuis le 11 novembre, nous achevons ce jour la première étape du projet Chouq’Africa2019. Un premier bloc d’entrainement remplit d’enseignements et globalement extrêmement positif. Récit !

A notre arrivée sur sol sud-africain il y a cinq semaines, Rachel et moi nous situions au début de notre préparation hivernale. Le corps un peu rouillé de la pause, l’objectif était de se ‘remettre en forme’ et prendre confiance dans notre capacité à enchainer les séances difficiles.

Augmentation progressive du volume d’entrainement hebdomadaire (en heures)

Après une première semaine d’acclimatation, mon corps était en compote. De la fatigue morale émanant probablement des dernières semaines stressantes en Suisse et un changement de rythme radical. Les journées sont rythmées au fil des séances d‘entrainement (10 par semaine) et tout temps disponible est accordé à la récupération (bain froid, stretching, siestes). Contrairement aux journées de travail qui demandent un afflux d’énergie moindre mais continu, l’entrainement nécessite une grande énergie sur une petite période. Chaque exercice doit être réalisé au mieux.

Séance de sauts et renforcement avec l’équipe nationale.

Le simple fait de courir devient une activité cérébrale à part entière : Les mouvements de bras sont-ils corrects ? L’allure convient-elle ? Mes pulsations ne sont-elles pas trop élevées ? La difficulté ressentie est-elles la conséquence de l’esprit qui surchauffe (36 à 37 degrés les premiers jours) ou un signe tangible de notre corps qui endure ?

Sous la chaleur africaine (jusqu’à 37 degrés!)

Toujours est-il que les semaines ont enchainé à rapide allure. Petit à petit, j’ai pris mes marques et mon quotidien sud-africain s’est rôdé. Entrainements de course à pied tous les matins du lundi au samedi, programme de force le lundi et vendredi après-midi et programme de sauts avec l’équipe suisse de sprint le mercredi après-midi. Les sessions qui font travailler les muscles les moins habitués et donc le plus difficile.

Passage de haies lors d’un entrainement avec l’équipe nationale, sous la houlette de Laurent Meuwly.

Dès l’entame de la semaine 3, le rapport allure/pulsations cardiaques s’est normalisé et mon corps a réagit normalement. Les allures de 15 km/h (4’00/km) sont devenues de plus en plus aisées et j’ai pu réaliser des séances de qualité. En fin de semaine 4, j’ai réalisé ma meilleure journée d’entrainement à ce stade du camp avec 22 km parcourus en 3 séances (7h30 ; 10h30 ; 17h30).

De petits poids pour de petits bras haha!

Je quitte Potchefstroom avec le sentiment de m’être ‘remis en forme’ et avec l’envie de vérifier cela en basse altitude. C’est justement en bord de mer que Rachel et moi allons passer les fêtes, dans sa famille mauricienne. L’occasion de réaliser un nouveau bloc de 3 semaines plus intenses et moins ‘volumineuses’ avant de rejoindre la haute altitude du Kenya 2’400-2’500m) pour près de 3 mois.

Je vous souhaites d’ores et déjà de passer d’excellentes fêtes de fin d’année et me réjouis de vous conter la suite de mes aventures début 2019.