Panorama partiel des infrastructures extérieures du centre sportif de Potchefstroom

Le projet Chouq’Africa ne date pas d’hier, et c’est un véritable accomplissement que de le vivre aujourd’hui ! Retour sur les raisons d’être du projet et ses objectifs qui berceront un hiver 2018/19 définitivement pas comme les autres.

Ce projet c’est un peu l’alignement des planètes de ces dernières années. Entre l’apprentissages de l’entraînement, le développement de quelques connaissances en nutrition, la prévention et soins des blessures du coureur, la collaboration progressive avec mon entraîneur et les rencontres et échanges avec de nombreux athlètes internationaux (suisses et étrangers). Cette aventure est finalement logique et je me sens armé pour la vivre pleinement !

Habitué à mener plusieurs projets de front et à partager mon énergie, le pari fou du projet consiste à investir ma pleine énergie dans le succès de celui-ci. Pas de plan B, pas de porte ouverte à la distraction ou à la dispersion. Cette aventure, elle sera vécue à fond et elle sera un succès !

Mon entraîneur a élaboré un plan d’entraînement très complet à mon intention. Les semaines débutent par un kilométrage de 50 km, très habituel pour moi. Ce qui varie sensiblement de l’habitude, c’est l’accompagnement du menu principal ‘running’: Endurance-force de course, circuits de sauts, renforcement et cardio-gainage. Un ‘accompagnement’ qui représente tout de même plus de 6h d’efforts par semaine.

Les exercices de renforcements sont réalisés 3 fois par semaine.

La stratégie est simple et consiste à augmenter le kilométrage de 10 km par semaine, par cycle de 4 semaines. En semaine 4, je parcourrai donc 80 km. Mais ne vous y méprenez pas, le plus difficile n’est pas de courir mais bien de surmonter les séances spécifiques de sauts de course et de renforcement. Celles-ci travaillent des muscles habituellement peu utilisés et en profondeur. Je n’ai ainsi rarement eu autant mal aux … fesses (!) après ma première séance d’endurance-force.

Mon corps s’habitue petit à petit à ce rythme et notre quotidien est organisé au gré des entraînements qui s’enchaînent (9 par semaine, entre 1h et 2h à chaque fois). J’ai compris désormais qu’il n’était pas important d’être le ‘roi de l’entrainement’, mais bien fort en compétition et je n’accorde que peu d’importance à mes allures d’entraînement par exemple. Ce qui compte, c’est de se sentir bien et fort, et tout le reste viendra naturellement.

Quel plaisir de côtoyer des champions à l’entraînement et constater que leur travail du quotidien les amène au sommet. Nous ne sommes pas tous égaux mais le travail paie et c’est une certitude.

Après 3 semaines d’entraînement, je ressens les premiers effets de l’augmentation du volume d’effort hebdomadaire. Les allures de course (3’30/k) deviennent plus aisées sur quelques minutes et les footings deviennent de plus en plus simples. Le processus est en marche. La confiance en ma capacité à courir vite et longtemps revient petit à petit !

D’ailleurs, mon adaptation à l’altitude (1’350m) a été difficile et deux semaines durant, j’ai eu le sentiment que toutes les séances réalisées étaient bonnes à jeter. Avec mon entraîneur, nous avons repensé les allures d’entraînement et tout repris à la base et les résultats ont été convaincants cette semaine 🙂 Je tire beaucoup d’enseignements en vue de mon séjour sur les hauts plateaux Kényans (2’400 à 2’700m!) de janvier à mars.

Quelques petits bobos à déclarer mais rien de grave : Légère aponévrose plantaire droite, inflammation de l’adducteur gauche, le gros orteil gauche éborgné par la répétition des efforts et un blocage complet du dos vendredi dernier. Mais tout va bien haha! Ce genre d’ennuis font partie du quotidien du sportif et aucun de ces gène n’a véritablement duré ni empêché la bonne marche des entrainements. Tout est donc actuellement sous contrôle.

La course à pieds-nus est facilitée sur gazon et permet une amélioration biomécanique de la foulée ainsi que le développement de muscles stabilisateurs essentiels à la bonne performance.

Ce samedi, je compte participer à ma première course sud-africaine (un cross de 5 km), dans la périphérie de la ville de Potch’. L’objectif est de prendre du plaisir et gérer la course comme jamais auparavant (= en négative split) malgré la fatigue actuelle (130 km et 19h d’entrainement en 12 jours) 🙂

Je vous tiens au courant de la suite !