Suite à une première partie de saison encourageante avec notamment quelques résultats significatifs sur le BCN Tour ainsi que sur piste, ma deuxième partie de saison comportait un but : Décrocher un chrono de 33 minutes sur 10 kilomètres.
Afin de mettre toutes les chances de mon côté, j’ai choisi les 10 km du Marathon de Lausanne pour réaliser cet objectif. Le parcours ultra-rapide car descendant entre le km 1 et le km 2 permet un chrono d’environ 30 secondes plus rapide qu’un parcours totalement plat.
Entre début août et mi-septembre, je n’ai pas pu réaliser les entraînements   espérés. Le travail prime sur la passion et les soirées au bureau ont souvent pris le dessus sur les entraînements. En conséquence, peu de volume et pas mal de qualité. Je me suis ainsi efforcé de réaliser un minimum d’une séance de VMA par semaine, parfois deux. Cette expérience m’a permis de constater l’importance des footing de récupération entre deux sessions de vitesse, qui permettent véritablement de réduire les traumatisme du corps.

Lors d’une séance de vitesse sur le Stade du Littoral de Colombier

Au cours des dernières semaines, j’ai affiné ma préparation en participant aux 4 Foulées. Une épreuve locale à laquelle je n’avais jamais pris part, qui propose 4 épreuves vallonnées d’environ 10 km à une semaine d’intervalle. L’ambiance y est très sympa et j’ai pris beaucoup de plaisir à y participer. En alternant départs rapides (étapes 1, 3, 4) et départ relativement lent (2), j’ai pu réaliser quelques tests sur mon corps. La conclusion : Mieux vaut partir lentement pour assurer un résultat, mais vient vaut partir vite pour entraîner la résistance (quitte à parfois légèrement fléchir en cours de course).

Départ des 4 Foulées 2017 (1ère étape, Saignelégier)

 

Cette résistance qui me faisait défaut au cours des dernières saisons devient d’ailleurs gentiment un point fort de ma stratégie de course. Je parviens ainsi désormais à retrouver un ‘nouveau souffle’ après un départ ultra-rapide et j’ai le sentiment de gérer de mieux en mieux mes courses. Un véritable plaisir de laisser partir un groupe en montée, sachant que tu vas lui revenir dessus le plat suivant. Et vice-versa. A connaître ses forces, la course devient ainsi un jeu stratégique. J’adore !
Ces 3 dernières semaines, ma préparation a été bonne. Au prix de bonnes séances de vitesse notamment ce 5x1000m en 2’53 à 3’03/km, j’ai pu mesurer mes progrès. Au printemps par exemple, je réalisais une séance de 7x1000m en 3’18/km de moyenne. Un monde. Paradoxalement, les deux semaines ayant précédé les 10 km de Lausanne, mes séances se sont avérées décevantes entre séances de vitesse écourtées et celle effectuées à allure réduite.

Lors d’un fartlek du Midi entre ‘chaux-de-fonniers’ avec Alex’ Rognon et Julien Fleury