Vue nocturne de la magnifique ville de Santiago du Chili.

Une nouvelle semaine écoulée à Santiago et quelques aventures à vous raconter. J’ai ainsi découvert de nouveaux endroits de la cité, goûté à la vie nocturne sud-américaine, et je me suis également initié au cyclisme sur piste. Petit résumé.

Une semaine qui a débuté par une rencontre, celle de Sébastien, un coureur français de Nantes rencontré sur Strava (un réseau social pour coureurs). Lundi soir, nous nous ainsi retrouvés et avons couru jusqu’au Cerro San Cristobál ‘by night’. La pluie des derniers jours ayant purifié l’air habituellement pollué de la métropole, nous avons pu y admirer une magnifique vue, très claire (voir ci-dessus et ci-dessous).

Sky-running au Cerro San Cristobál

Bien que je ne cherche pas spécialement à nouer de contact avec des francophones ici, je suis très heureux d’avoir rencontré Sébastien. Egalement passionné de course à pied et âgé de 22 ans, nous avons eu un chouette contact. C’est un humain simple, sans prise de tête et à l’écoute. I like !

Cette troisième semaine de séjour a été marquée par plusieurs autres rencontres, à l’image de celle de Vicente. Un mec un peu fou ; Il m’a expliqué parcourir près de 500 kilomètres à vélo par semaine et s’entraîner comme une machine en course à pied. Le plus drôle, c’est que le mec se fume un joint tous les soirs pour s’endormir haha! C’est grâce à lui que j’ai connu l’existence de la ‘Pedal Club Escuela’, une école de cyclisme sur piste.

Jeudi soir, j’ai ainsi pu m’essayer à cette discipline un peu particulière. Les membres du club ont été vraiment incroyables. Ils m’ont accueilli à bras ouvert et m’ont donné quelques conseils pour la discipline si particulière du cyclisme sur piste, avant de m’inviter pour une grillade. Une ambiance très chaleureuse et une ouverture d’esprit qui m’ont touchés. A cette occasion, j’ai également rencontré Fernando Vera, un cycliste pro des années 80, qui a également travaillé pour le comité olympique chilien.

Premiers tours de roue sur un vélodrome =)

Samedi, j’ai rencontré un chilien dont une amie m’avait donné le contact en Suisse. Rodrigo (c’est son prénom) m’a amené dans un sympathique restaurant typique chilien où nous avons rencontré un pote à lui (le chanteur de son groupe de musique). Tous les trois, nous avons chillé un après-midi et c’était vraiment sympa ! On a parlé de tout et de rien, ils m’ont montré des endroits que je ne connaissais pas, comme la ‘Plaza de Armas’, un classique touristique. A cette occasion, j’ai également découvert le métro de la ville (j’effectue habituellement les trajets en pignon fixe).

Rodrigo (à dr.), son ami (Mathias) et moi.

Cette semaine m’a également permis de découvrir la vie nocturne chilienne, mercredi, vendredi et samedi soirs. L’équivalent d’une ‘semaine anglaise’ en football. J’ai ainsi pu danser (en lieu et place du cours ‘officiel’ de salsa) et apprécier les spécialités locales : Le Piscola, un mélange de Pisco Sour (un alcool chilien) mélangé à du Coca-Cola, le Terremoto, mélange de vin blanc local et de glace à l’ananas, ainsi que la bière Escudo en bouteilles de … 1 litre ! J’ai aussi goûté des Mojitos Fresca et des piña colada qui n’ont rien à envier à leurs homologues cubains. Mmmh!

En premier plan, le ‘pichet’ de Terremoto. En second plan, Julian (un ami allemand) et moi ^^.

Bon, ça fait un peu ‘puit à boisson’ mais ces ‘dégustations’ successives m’ont permis de m’immerger dans la culture chilienne, et n’ont a priori pas eu trop de conséquence sur mon petit organisme. Le ‘Long Run’ de dimanche, environ 12h après le dernier verre, s’est ainsi plutôt bien déroulé ;-).

Le trekking dans les Andes agendé avec des amis devrait se dérouler ce lundi, mais je ne compte finalement pas pas m’y rendre. Ayant eu quelques douleurs aux pieds la semaine dernière (pas mal de kilomètres parcourus en marchant et en courant), je préfère ne pas prendre de risque en vue du Wings for Life Challenge du 8 mai prochain (bien que je n’aille plus de douleurs désormais). L’excursion est donc reportée, mais elle aura lieu pour sûr !

Une semaine – vous l’aurez remarqué – très orientée ‘sport’ (entre les levées du coude au bar et les tours de pistes en cyclisme et en running), mais ce n’est pas tout. Au cours des derniers jours, j’ai également pu m’immerger dans la culture chilienne en visitant la maison de ‘Pablo Neruda’, prix Nobel de Littérature en 1971. Un véritable monument d’histoire. C’est ainsi que l’enterrement du poète, en 1973, s’est transformé en une gigantesque manifestation de protestation à l’encontre du gouvernement dictatorial de l’époque. Une première qui en a emmené d’autres. J’aimerais vous partager ici un des sonnets de Neruda (sonnet XVII), une vision de l’amour qui a mes yeux, revêt encore plus de sens au XXIe siècle qu’au moment où il a été écrit :

Je ne t’aime pas comme rose de sel, ni topaze
Ni comme flèche d’oeillets propageant le feu: 
Je t’aime comme l’on aime certaines choses obscures,
De façon secrète, entre l’ombre et l’âme.
Je t’aime comme la plante qui ne fleurit pas
Et porte en soi, cachée, la lumière de ces fleurs,
Et grâce à ton amour dans mon corps vit l’arôme
Obscur et concentré montant de la terre.
Je t’aime sans savoir comment, ni quand, ni d’où.
Je t’aime directement sans problèmes ni orgueil:
Je t’aime ainsi car je ne sais aimer autrement,
Si ce n’est de cette façon sans être ni toi ni moi,
Aussi près que ta main sur ma poitrine est la mienne,
Aussi près que tes yeux se ferment sur mon rêve.

La maison de Pablo Neruda

Retour dans le monde du réel. Le réel peut être froid. Cru. Inattendu.

Le réel, ce matin, c’était 2 degrés celsius. Une température inhabituelle pour un mois d’avril en Ville de Santiago. Les maisons n’étant pour la plupart pas équipées d’un chauffage central, j’vous explique pas la ‘caillééée’ :-/ Tout emmitouflé dans les habits que je m’étais réservés pour le mois de juin (en ‘hiver’ ^^), je ressemble à un bonhomme Michelin. La douche n’étant pas spécialement chaude (‘tempérée’ serait plus exact), j’attends le prochain réchauffement atmosphérique (15-20 degrés annoncés cette semaine) avec impatience. C’est aussi ça la beauté du voyage … =).

Parenthèse estudio-linguistique : les cours d’espagnol se passent bien. Je ne sais pas trop quoi dire à ce sujet, si ce n’est qu’on forme une chouette équipe avec ma classe et que je progresse gentiment. Depuis quelques jours, j’ai un peu le sentiment de stagner, mais HOP! un bon coup de révisions et tout sera réglé =)

Avec Alexandra, ma ‘best’ de classe !

Dans mon prochain post, je reviendrai sur les particularités de la vie chilienne, à laquelle je me sens de plus en plus rattaché. Je vous parlerai également de mes projets de fin de voyage, suite à mon séjour à Santiago, moment où je devrais mettre les voiles vers une destination plus chaude ; Buenos Aires (Argentine), Lima (Pérou) ou encore le Nord du Chili (San Pedro d’Atacama, en plein desert).

Hasta Pronto amigos !