Quelques ‘petits’ problèmes d’évacuation d’eau au Centre-ville de Santiago [Image : Reuters]

En ville de Santiago, on voit de tout. Du centre commercial ultra-moderne aux catastrophes naturelles, en passant par les artistes de rue et les disputes entre drogués, pas moyen de s’ennuyer. Petit tour d’horizon des évènements de la semaine écoulée.

La semaine a débuté par la visite du Costanera Centre, un centre commercial comme je n’en n’aurais jamais imaginé. Impressionnant de par sa taille, il abrite tout ce qu’on peut imaginer: plus de 200 magasins tous plus stylés les uns que les autres (Lush, Nike, Salomon, The North Face), un complexe cinématographique (14 salles), des espaces de détente, etc. A l’intérieur, tout est ingénieusement pensé pour qu’on s’y sente bien; La baie vitrée panoramique du plafond apporte une lumière naturelle bienvenue, des diffuseurs d’odeur équipent l’entier du centre et la température y est minutieusement régulée. Plus qu’un simple centre d’achat, le Costanera Centre est un véritable lieu de vie.

L’intérieur du Costanera Centre

Bon, c’était pour la partie ‘bling-bling’ de la semaine, peu représentative du Chili à mes yeux. Bien que plutôt ‘aisés’ par-rapport à la moyenne sud-américaine, les habitants de Santiago sont loin de tous pouvoir s’offrir ce niveau de vie. Un peu aberrant, mais une expérience à vivre. Désormais, je ne verrai plus la Maladière-Centre de la même manière =P.

Davantage dans la réalité chilienne – mon quotidien – j’aimerais vous partager mon rêve de la nuit de mardi à mercredi. Celui-ci voyait mon lit s’agiter de toutes part, dans un doux mouvement de va-et-vient tant apprécié des bébés au moment de s’endormir. Etrange, mais les rêves n’ont-ils pas parfois ce côté abracadabrant qui permet leur distinction du réel ? Au matin, j’ai appris que ce rêve était en fait un tremblement de terre, bien réel. Il s’agissait de mon premier ‘Temblor’, inhabituel et très étrange pour un petit suisse basique de mon cru.

Parmi les évènements marquants de la semaine, je note aussi cette ‘petite coulée de boue’ survenue dans les Andes, relativement loin de la ville de Santiago. Une coulée due aux pluies diluviennes – inhabituelles pour un mois d’avril – qui sont survenues ces derniers jours. Toujours est-il que les conséquences de cet épisode ont été immédiates : coupure du réseau d’eau pour près de 4 millions d’habitants (dont moi xD!). C’est très rigolo de devoir se laver ‘à la bonne’, ça donne un petit côté ‘rupestre’ à cette vie de citadin à laquelle je m’étais habitué depuis 10 jours. Cet épisode m’a également permis de voir ‘la panique humaine’, à la quête des litrons d’eau au supermarché. On se serait cru à la Mecque. Énorme! haha.

Bref, les pluies diluviennes ont continué et le Rio Mapocho à débordé (il s’agit-là du fleuve qui traverse Santiago). Les routes sur lesquelles je circulais à vélo le jour précédent sont soudain apparues sur le petit écran des news du matin, inondées. Santiago s’est alors déclaré en état d’alerte maximale et dans les rues, la boue a succédé à l’eau. Sorti en fin d’après-midi pour admirer tout ce petit monde en pleine panique, j’ai deux images à vous partager :

Bon, ça c’était pour la partie ‘action’. Ah, il y a aussi eu une ‘bringue’ entre drogués et policiers hier dans le Parque Bustamante qui jouxte mon domicile, mais rien de bien méchant. Une ville qui vit quoi!

Une ville à laquelle je me sens de plus en plus intégré. Je sens que je fais des progrès en espagnol, car je peux désormais parler avec presque n’importe qui dans la rue. C’est ainsi que j’ai fait connaissance d’une entraîneuse d’athlétisme (Carolina) et que j’ai rejoins le club de la ville, l’Atletico Club Santiago. Jeudi soir, sur l’Estadio Atletico Mario Recordón, je me suis ainsi entraîné avec les gens du club, vraiment sympas ! J’ai aussi rencontré des coureurs et coureuses hier, lors d’une course en ville, et nous devrions nous revoir ces prochains jours.

Mon intégration se poursuit également au niveau du mode de vie, : je mange de plus en plus ‘local’ (notamment de délicieux ’empanadas’ et des ‘postres’ à mouuurir!), je prends des cours de danse locale et je me déplace de plus en plus à vélo. Un moyen de transport un peu ‘dangereux’ au début – surtout en pignon fixe (un seul petit frein ‘au cas où’) – mais il faut savoir prendre des risques pour être un peu fou. J’ai ainsi parcouru pas mal de kilomètres la semaine dernière, en vélo mais également en courant et en marchant. Je commence à bien cerner la ville.

Chaque quartier a sa spécificité et je trouve fantastique d’observer les différences entre deux arrondissements, même voisins. Hier après-midi, j’ai ainsi découvert un quartier qui comprend de nombreux magasins de vêtements à des prix ‘discounts’, très étrange de les placer tous au même endroit ^^. Pareil pour les magasins de vélo de la ville, ils se trouvent tous sur la même rue, sur la Calle San Diego. Allez comprendre !

Parmi les projets à venir, un trekking dans les Andes avec un ami anglais de l’école, l’escalade d’un sommet en courant avec un ami chilien et de la découverte, encore et encore. J’espère pouvoir vous raconter ces aventures dans le courant de la semaine prochaine. Merci de vos lectures et n’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous !