Suite à une première partie de saison sur piste (1’500m), le second volet de ma saison visait un objectif clair : réaliser mon PB sur 10 km route. Objectif manqué ce dimanche (et de loin !) mais les apprentissages tirés de cet échec appellent au succès futur.

Le printemps en demi-teinte sur piste m’a prouvé à quel point la route était mon environnement. Les chronos à la seconde et les séries sur piste à mourir, c’est gentil un moment mais rien ne vaut de bonnes lignes droite bien roulantes pour embrayer une foulée cyclique que tu ne lâches plus. En tout cas moi, ça me botte grave.

Berlin : La Mecque de la course sur route

Pour vivre mon objectif sur route de l’automne, j’ai évidemment choisi la Mecque de la course sur route, Berlin. Le but ? Battre mon record personnel sur 10 km, dans le cadre du Great 10k de Berlin. Une épreuve réputée rapide qui avait notamment été le cadre du premier gros chrono de Julien Wanders en 2016 (28’58, amélioré ce jour en … 27’32 record d’Europe !).

Ce weekend, je me suis donc rendu dans la capitale allemande avec l’objectif clair d’améliorer mon meilleur chrono réalisé à Lausanne en 2017 (33’43). Quelque part au fond de moi-même, je n’y croyais pourtant pas. Ma préparation a été difficile entre la charge de travail au boulot, la préparation du projet sportif de l’hiver et une méforme constante assez inexplicable.

L’asthme à l’effort comme contradicteur

A chaque entraînement, tout de passait bien durant les premières minutes et puis, petit à petit, l’effort devenait difficile. Pareil durant les séries durant lesquelles je ne parvenais pas à tenir mes allures habituelles, particulièrement durant les récupérations actives. C’est cette semaine que tout s’est révélé : Je souffre d’asthme à l’effort. Un mal connu des sportifs mais qui m’avait épargné jusqu’à l’année dernière.

Le processus est simple : L’air passe difficilement par les canaux nasaux (mon nez est étroit) et les bronches s’enflamment rapidement au passage de l’air, en particulier à haute vitesse. Une explication simple mais tellement rassurante à mes entraînements en demi-teinte qui s’est révélée il y a 7 jours à peine.

Muni d’un écarte-nez et suite à une grande respiration d’huiles essentielles d’eucalyptus (un Ventolin naturel), j’ai réalisé des tests très convaincants cette semaine. L’allure de 3’10/k qui me semblait impossible est soudain devenue possible, normale même.

Un manque de rythme rédibitoire

C’est donc rempli d’ardeur que j’ai pris ce matin le départ du Great 10k de Berlin. Au moment de l’inscription, j’ai un peu exagéré quant à mes objectifs chronométriques (32 minutes haha !) tant et si bien que j’ai pu m’élancer avec le peloton des élites. Entouré de kenyans et d’athlètes (femmes et hommes) d’un bon niveau, il fallait assurer !

Premier kilomètre en faux-plat montant : 3’04, le paysage défile. La tête de course féminine me dépasse et je vois Fabienne Schlumpf s’envoler vers un magnifique record de Suisse en 32’02. Quelle journée pour le fond Suisse !

Les hectomètres défilent rapidement et je glisse gentiment d’un groupe à l’autre en attente de trouver les coureurs qui auront le bon tempo. À 3’15/k je ne tiendrai pas les 10 km. Un faux-plat montant avec vent de face entre le km 4 et le km 5 cassent le rythme (3’43 :-S) et la relance est difficile. Je suis seul sur la longue ligne droite des km 6 à 8 et à cet instant, je serre vraiment les dents. L’impression de ne plus avancer, terrible.

Ma foulée est encore bonne et mes bras balancent bien, mais je manque simplement de rythme et de résistance. Les fameuses allures à 3’10/k que je n’ai pas pu tenir à l’entraînement ces dernières semaines :-/ Frustrant, mais en même temps encourageant.

Un coureur me rattrape au km 8 et nous réalisons la fin de course ensemble. A 200 mètres de l’arrivée, j’accélère et lui pas. Le chrono s’arrête à 35’39 soit près de 2 minutes plus lent (!) que l’an dernier à la même période à Lausanne.

La file d’attente pour … s’acheter une bière. Willkommen in Deutschland !

Le projet Chouq’Africa 2019 en ligne de mire

Les sensations sont néanmoins différentes et me donnent de l’espoir pour la suite, en particulier pour le prochain bloc d’entraînement de cet hiver qui aura lieu en Afrique du Sud puis au Kenya. Des articles à ce propos suivront mais notez déjà que le départ est agendé au 10 novembre.

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