Au départ de la Jolidon Classique (au centre)

Ça faisait plusieurs semaines que j’attendais ce moment : Participer à une course de cyclisme sur route. Le temps d’un weekend, c’est chose faite, et plutôt deux fois qu’une. Des sensations vraiment super, j’vous explique.

Une course à domicile ? Comme déjà dit, ça ne se refuse pas (cf. Raiffeisen Trans 2016 à domicile). Vendredi soir 1er juillet, j’ai ainsi participé à la course de côte ‘Bôle-La Tourne’ comptant pour le championnat neuchâtelois. Une belle petite montée de 9.2 km et 600 mètres de dénivelé. La petite surprise du chef : en raison de travaux à … Rochefort, le parcours est modifié exit la traversée de ma commune :-/

Lors d’un entraînement à la Tourne il y a quelques jours.

Bref, pas le temps d’être déçu. Au départ, plusieurs potes cyclistes que j’ai pas vu depuis longtemps et on t’chatche un peu. Ça fait plaisir 🙂 Plaisir prolongé, puisqu”aucun missile n'”allume la flamme” dès les premiers hectomètres. Deux kilomètres dans le groupe de tête, sensations au top et encore assez de souffle pour parler un peu (l’un de mes besoins physiologiques de premier ordre haha!).

Peu avant le moment ‘chaud’ de la course – le passage d’un petit bequet à 15% -, je lâche la tête de course en réservant mes forces pour la suite. Quelques coureurs me rattrapent dans un premier temps et au moment où je démarre vraiment, je peux les reprendre. On prend 2-3 relais avec un pote et dans les derniers kilomètres (les lacets où je vais habituellement faire des entraînements à bonne intensité), j’accélère un peu. A l’arrivée, heureux de cette première expérience =).

Dimanche 9h – soit peu d’heures plus tard – je suis au départ de la Jolidon Classique à … Goumois. Le voyage pour arriver-là a été un peu freestyle : pas de train depuis la T’chaux, auto-stop et finalement bel et bien arrivé dans les ‘Franches. Je participe au parcours de 70 km qui débute par une belle montée (8.8 km, D+500m) puis propose une succession de montées-descentes typiques de cette région du Jura.

Durant la première montée (dossard 154)

La première montée se passe bien, et je me retrouve dans le 3ème groupe, aux alentours de la 20ème place. Au plat, j’ai de la peine à tenir le rythme de mon groupe (on est alors 4 coureurs). Le rythme est vraiment trop rapide pour moi, je lâche et attend le groupe suivant, qui me rattrape alors que j’attends patiemment à un passage à niveau. On prend des super relais et j’ai du plaisir 🙂 Au fil des kilomètres, les jambes s’alourdissent et je supporte de plus en plus mal les ‘mauvais’ passages de relais (en mode ‘le mec qui prend le relais met une énorme accélération’, adrénaline BONJOUR …).

Au 50e kilomètre, alors qu’on est revenu à Saignelégier (il reste alors une boucle de 20 km à effectuer), je m’arrête à un ravitaillement. A ce moment, on est à plus de 33 km/h de moyenne, soit près de 39 km/h (!) sur le ‘plat’ débuté au 10e km. En discutant avec le mec du ravito, j’apprends que je suis le premier coureur à m’arrêter. Du coup, y restait un max’ de cake héhé! cycliste-heureux.ch/ La fin de la course était moins joyeuse ^^ Emplit de cake et un peu ‘sec’ de la première partie de course, j’ai attendu un autre groupe (qui se prenait la tête, un truc de fou!). Les mecs avaient bien 5 minutes de retard sur mon précédent groupe et 15 minutes sur la tête de course, et ils s’entredéchiraient pour prendre des relais. Je me suis fait engueuler en mode ‘si tu prends pas un relais appuyé, tu restes derrière’. Perso, c’est pas mon kiff’ de me prendre la tête en course.

Au passage du 50e kilomètre à Saignelégier

Du coup, je me suis fait lâcher (plus facile de sortir du groupe par l’avant que par l’arrière ^^) et j’ai terminé tranquillou. J’étais vraiment sec, ça faisait bien longtemps que j’avais pas terminé un tour à vélo pareillement en roue-libre. Seul au milieu des franches-montagnes, j’ai apprécié les paysages de cette belle journée du début du mois de juillet. Une bonne dizaine de coureurs m’ont encore dépassé avant que j’atteigne l’arrivée à Saignelégier. Classement très anecdotique. J’ai vécu une chouette aventure et ça me motive à m’entraîner encore un peu plus dur pour mieux tenir la distance 🙂

Ces deux expériences m’ont vraiment motivé à continuer mes entraînements à bicyclette cette année, et j’ai donc décidé de faire un maximum de kilomètres cet été. Des petits projets donc je vous parlerai dans mon prochain post.

Merci de votre lecture !

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