Moment de partage avec l’association ‘Simba For Kids’ qui vient en aide aux enfants défavorisés du Kenya

Quelques 8 mois après avoir quitté le petit village de Iten, j’ai eu l’incroyable chance de vivre un nouveau camp d’entrainement sur les bords de la Vallée du Rift. Récit d’un retour en terres kenyanes bien connues, mais qui n’auront jamais fini de m’émerveiller.

Au moment de mon retour en Europe, en avril 2019, je ne pensais pas retrouver la terre ocre kényane de sitôt ! Dès mon arrivée en Suisse, je n’ai pourtant cessé d’y penser.

Un fameux proverbe dit : « Il ne faut pas rêver sa vie, mais vivre ses rêves ». Aussi dit, aussitôt fait. Le 22 décembre dernier, je m’embarquais à Zürich aéroport, arrivée le lendemain à Iten après un long voyage.

Dès la première soirée, panne d’électricité dans l’ensemble du village, les impondérables du quotidien kényan. Hakuna Matata (« Il n’y a pas de problème ») comme ils disent. Un nouveau mode de vie durant 3 semaines : se doucher dans une bassine, un régime haut en carbo (ugali, chapatis) et en vitamines (mangues, bananes) et un réveil aux aurores.

Un bâton, une flacon de lessive usagé : un jouet.

Retrouver une routine expérimentée durant 3 mois n’a rien eu de difficile. En 5 jours, j’étais acclimaté à l’altitude et les entrainements sérieux ont débutés. J’ai eu la chance de partager des entrainements avec le groupe de Julien Wanders (uniquement lors des ‘easy runs’ pour eux ^^) ainsi qu’avec de grands coureurs tels que Simon Denissel (4ème européen en salle sur 1’500m) et les frères Damien et Michael Gras (FRA) notamment.

Post-session picture avec le groupe de Julien

Rarement réveillé après 6h du matin, la vie kényane est très décalée de celle vécue en Europe. Courir à jeun des distances de plus de 15 km, déjeuner, dormir, re-manger, massage et soins puis recourir avant de manger et dormir. Chaque opération de la journée revêt de son importance. Il s’agit de gérer les flux énergétiques : charger (manger et domir) et décharger (entrainements).

A Tambach, 6h30 du matin.

Ce camp d’entrainement à dépassé la simple dimension de la performance sportive. Socialement, ces trois semaines ont été incroyables ! J’ai tout d’abord eu la chance de fêter Noël au sein de la famille kényane de Julien Wanders. Un moment intense en partages et en rires (RIP la marmotte haha).

Petite pose de Noël

S’en est suivi le mariage de Julien Lyon, l’objet n°1 de ma visite au Kenya, avec la charmante Lavina. Quel évènement fou ! Le mélange interculturel avec les locaux s’est brillamment opéré et la fête qui a suivi la cérémonie de mariage restera à jamais gravée dans ma mémoire. Des danses de tous styles, une énergie que je n’avais jamais vécue jusqu’alors.

Vive les mariés !

En habits traditionnels kenyans, petit clin d’oeil au drapeau suisse.

 

 

 

 

 

 

 

 

En termes d’entrainement, une fois n’est pas coutume, tout ne s’est pas passé comme prévu durant ce camp. Les jours de fêtes allégeant partiellement les semaines d’entrainement et étant tombé malade au milieu de mon séjour (grippe), je n’ai pas réalisé les kilomètres attendus (80, 100 et 110 km). Au total, 3 semaines de 70, 80 et 110 km qui m’ont tout de même permis de construire une bonne base d’endurance. Et le plus important : je termine le camp sur une bonne semaine et avec d’excellentes sensations !

Moments de partage

De retour en Europe désormais, je m’apprête à disputer quelques cross courts (3 à 5 km) et poursuivre ma préparation pour les 10 km des Championnats Suisse, qui auront lieu le 16 mai à Lugano. Le travail d’endurance ayant été réalisé, il s’agit désormais pour moi de travailler le secteur spécifique du seuil, qui présente encore une grande marge d’amélioration.

Je vous tiendrai bien évidemment au courant de la suite de ma préparation. Restez connectés !

Merci de vos lectures ! 🙂

Les matatus, symbole du Kenya.

Le Marché de Iten.

 

 

 

 

 

Julien Wanders (& Groupe), Paul Chelimo et Zane Robertson.

Lilies, au coeur de Iten.