Mes débuts

La première course à laquelle j’ai participé épouse un scénario à mon image : A l’arrache !

Un jour de juin 2010, au lycée, mon meilleur ami m’explique qu’il participe à une course de VTT en soirée. Deux heures avant la course, je réalise que ma mère se rend justement sur le lieu de la course et je me décide à y participer. Je me retrouve 15 minutes avant le départ avec un vélo de supermarché entre les jambes (celui de ma mère!), prêt à attaquer. Nous sommes en 2010 et mon entraînement se résume à 1h de tennis hebdomadaire, et encore, à bas niveau. Autant vous dire que j’ai beaucoup souffert sur cette étape …

“Etape”, oui, car il s’agissait-là d’une course par étape (5 courses) et je venais tout juste de participer à la première manche. Bien décidé à ne pas rester sur un tel échec, j’ai participé aux étapes suivantes et ça ne s’est pas beaucoup mieux passé. J’ai cependant appris à apprécier l’état d’esprit qui règne sur ces compétitions et j’ai décidé de renouveler l’expérience en 2011.

Bien décidé à prendre davantage de plaisir, j’ai mis tous les atouts de mon côté : achat d’un véritable VTT et entraînement sérieux. Dans cette optique, j’ai participé à une épreuve par étapes en course à pied (6 étapes sur le même principe) durant le mois d’avril-mai. C’était dur, mais j’ai appris à apprécier la course à pied.

Davantage attiré par la simplicité de la course à pied, j’ai participé à plusieurs courses pédestres dans l’enchainement. J’ai notamment fêté mon premier podium en juillet 2011. En octobre de la même année, j’ai fait une magnifique rencontre : celle de Marc-Henri Jaunin et de son équipe de fous.

A les voir tourner comme des hélices sur la piste du Stade du Littoral de Colombier, je me suis interrogé sur les raisons qui les poussaient à se donner tant de mal. Intrigué, je leur ai demandé à me joindre à eux. La semaine suivante, je me retrouvais à leurs côtés. J’étais largué : à peine avaient-ils terminé une série de 800 mètres que je voyais le bout de mon 600 mètres, c’était difficile moralement.

A force d’entraînement et de persévérance, ces “fous” sont devenus mes partenaires d’entraînements, mes amis, et je vais courir chaque semaine à leurs côtés désormais.

J’ai eu quelques blessures dont une fracture de fatigue au pied qui m’a empêché de courir avec plaisir durant plus de 6 mois (en 2012) et j’ai tout remis en question : mon entraînement, ma façon de courir et mon alimentation.

J’ai notamment eu le soutien d’un coach sportif, Thierry Rouvinez, qui m’a suivi entre octobre 2012 et juillet 2013, il m’a beaucoup aidé. Je me suis également renseigné sur une tendance actuelle, le minimalisme. La course à pied peut être un sport à la fois très simple et très compliqué.

Depuis cette blessure, j’ai progressé. Il me reste encore beaucoup à apprendre, je pense à mes départs en boulet de canon et à ma position trop ‘figée’ en course, mais c’est un challenge passionnant au quotidien.